Cette reconnaissance n’est pas le fruit du hasard : http://carolinefurstoss.wordpress.com malgré la surprise qu’elle dit avoir ressenti lors de sa nomination (cf article ci dessous)

Caroline Furstoss est un nom que vous allez entendre de plus en plus. La sommelière enchaîne un parcours d’excellence, qui n’est plus ni moins qu’un compagnonnage. Bref sa nomination n’est que la juste récompense du travail.

Surprise et fierté. Lorsque son prédécesseur, Sylvain Nicolas, élu sommelier de l’année 2013, a prononcé son nom sur la scène du pavillon d’Armenonville, ce lundi à Paris, Caroline Furstoss, 30 ans, a dû se pincer pour y croire. C’est pourtant bien elle que le jury de la revue professionnelle Le Chef , composé uniquement de membres de la profession, venait d’élire « sommelière de l’année ».

« J’étais sur la scène lorsqu’il a annoncé mon nom, ça a été une surprise totale. Parmi les nominés, il y avait des Meilleurs sommeliers de France et des Meilleurs ouvriers de France » , rapporte la jeune femme, peu habituée à ce genre de distinctions.

Une enfance rythmée par la vigne et le vin

L’aboutissement de dix années de travail. « C’est un honneur car elle vient de la profession. C’est pour moi la plus belle des récompenses. C’est une belle reconnaissance pour tout le travail fourni au quotidien durant toutes ces années » , confie la jeune sommelière originaire de Colmar, où elle a vécu jusqu’à l’âge de 15 ans avant de déménager à Mittelwihr, au cœur du vignoble.

« Bien que mes parents ne soient pas du milieu, la passion pour le vin est venue assez tôt. Toute mon enfance a été rythmée par la vigne et le vin. Tous les week-ends au printemps et en été, il y avait des fêtes du vin et c’est tout naturellement que j’ai commencé à goûter et essayé de reconnaître les cépages » , se souvient-elle.

Et c’est tout aussi naturellement qu’elle prend le chemin de l’école hôtelière Alexandre Dumas de Strasbourg où elle côtoie Antoine Woehrlé, Meilleur ouvrier de France 2013. Elle y obtient une mention complémentaire en sommellerie.

Elle débute sa carrière en mai 2004, comme commis sommelière à l’Auberge de l’Ill, sous les ordres du Meilleur sommelier du monde, Serge Dubs, avant de prendre par la suite de la hauteur au Hameau Albert 1er , un hôtel-restaurant de luxe à Chamonix, où elle assiste Christian Martray. Elle s’envole ensuite pour Dubaï, au Méridien, où elle est en charge des vins européens et de la formation d’une équipe sommelière venant d’Asie.

À son retour en France, en 2008, la jeune femme, qui s’intéresse aussi aux accords mets-bière, officie comme sommelière au restaurant doublement étoilé l’Apicius à Paris ainsi qu’à l’hôtel Shangri-La à Paris, en décembre 2010.

« Le vin est plus qu’une simple dégustation »

En août 2011, l’Alsacienne s’engage auprès de Jean-François Piège (que le grand public a pu découvrir dans l’émission culinaire Top chef diffusée sur M6) comme chef sommelière au sein du restaurant Jean-François Piège et de la brasserie Thoumieux à Paris, où elle officie toujours aujourd’hui.

Membre du comité de dégustation de la Revue du vin de France, elle participe également au Guide des meilleurs vins à petits prix, avec la Région Alsace.

Si les voyages et les rencontres ont rythmé son parcours et affiné son palais, elle n’en reste pas moins attachée à son Alsace natale où elle revient régulièrement, « au moins une fois par mois ». La jeune sommelière ne manque d’ailleurs jamais une occasion de défendre les vins alsaciens qui souffrent « d’une mauvaise image » dans la capitale.

Elle rêve désormais d’une émission télé qui mettrait en avant le vin. « Car le vin est autre chose qu’une simple dégustation, c’est aussi une histoire. Grâce à lui, on apprend beaucoup, sur soi-même, mais également sur la culture d’une région,d’un pays » , conclut-elle.

caroline furstoss chapionne

une interview egalement fin 2013

Ecrit par restaurantemploi

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